On y arrive : la fin du premier cycle d'Ambre. Après, promis, je vais faire une très longue pose, ce qui me laissera le temps de vous parler d'autres livres.

 

Les cours du chaos

Résumé des épisodes précédents : c'est le merdier. Les frères et soeurs se turent la bourre entre-eux croyant que leur papa est mort. Mais en fait il est vivant. Le chaos va envahir l'univers tout entier. Deux solutions : le détruire pour en reconstruire un autre, ou le réparer en réparant la marelle. Sachant que si réparer il faut, c'est le roi Obéron qui s'y chargera, et il risque d'en mourir.

Donc, Obéron est de retour (il a toujours été là, sous les traits compagnon de Corwin), et il décide de faire la guerre. En voilà un roi qu'il est bon ! Il laisse ses fils s'entretuer pour le trône, il donne aucune nouvelle de lui, mais il est quand même là à surveiller ce qui se passe. J'appelle ça un branleur et puis c'est tout.

Mont Saint-Michel : inspi pour Ambre

Corwin n'a pas très envie de faire la guerre. Il a prouvé dans les précédents tomes que c'était un pacifiste. Un petit tour dans la salle du trône, où il profite de la redif' de la scène qu'il avait vécue à Tyr Na Noght. En vrai, c'est comme les redifs à la télé. On se dit qu'on aimerait voir autre chose, mais on n'a pas le choix. Quand c'est fini, le héros rejoint Martin (fils de Brandon, et Dara, arrière petite fille de Benedict, qui a vécu dans le chaos pendant un bon moment). Pour la draguer, Martin lui a fait visiter le palais. Il se trouve que Martin a, dans son jeu de cartes, quelque cartes inédites : celle de Dara, et de Merlin, un gars qui a épargné Corwin la dernière fois qu'il s'était rendu au Chaos. Moi aussi, une fois, j'avaid deux as de pique dans mon jeu.

On apprend que Brand avait conclu un marché avec le chaos. Non, mais franchement, quel taquin celui-là ! En plus qu'on s'en doutait pas vraiment, vu que c'est un méchant, et que le Chaos est un pays de méchants. Laissons le un instant dans sa mouise : il y a plus urgent. papa Obéron s'apprête à réparer la marelle. Corwin n'a pas du tout envie de le voir mourir, puisqu'il l'aime bien, malgré tout (pas rancunier). Il faudra cependant qu'il apprenne un jour à faire le deuil. Les parents, c'est comme ça, ça meurt. La consolation, c'est qu'on hérite des richesses accumulées à la sueur de leur front, déduction faite des impôts.

Bref. Il retrouve papa, chourave la pierre de jugement, mais est arrêté par papa et papy Dworkin qui le privent de dessert. Obéron lui apprend qu'en fait, il avait disparu pour surveiller ses enfants s'entretuer (vous la sentez la bonne éducation, là ?), et su'au final, son choix s'est arrêté sur Corwin. Sauf que justement, le héros se dit que c'est vrai, il s'est battu pendant 4 romans pour prendre le pouvoir, mais maintenant, il n'en veut plus, trop surfait. La suite dans les idées, quoi.

Le labyrinthe de Chartres : inspiration de la marelle.

Malgré tout ça, Obéron confie une mission au fiston : il lui dit d'aller jusqu'au Chaos. Pour le fun, il fait aussi un oiseau à l'aide de son propre sang, et dit à Corwin que l'oiseau lui apportera la pierre au moment opportun.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Corwin chemine clopin-clopan vers le Chaos. Il croise Brand qui essaye de lui barrer la route, mais ça marche pas. Autour de lui, c'est de plus en plus le bordel, ce qui est assez normal vu qu'on se rapproche du chaos. Faudrait suivre, des fois ! Corwin se murge la gueule dans un bar plein de nains pour oublier tout ce qu'il a vécu, il pic-nic avec une vieille... bref. Ca ressemble beaucoup à une promenade de santé.

Il recroise Brand qui cette fois abat son cheval, mais l'oiseau de sang le défend en crevant les yeux au roux. L'épopée continue, Corwin arrive à un arbre, lui coupe une branche, mais voilà qu'il se plaint : "Dis-donc, si je te coupe la bite, tu vas me laisser faire ?!". La réponse ne se fait pas attendre : "si je te la recolle au cul, ça te va ?" L'arbre marque la frontière du chaos, donc il n'est là que pour faire joli.

Après avoir écouté un corbeau nihiliste, Corwin se dit que finalement, son papa a échoué. Il se dit alors que la meilleure idée, ce sera de dessiner lui-même une marelle. Une tâche fatigante, apparemment... Il faudra que je lui donne les trucs de ma fille, elle en dessine à tour de bras, avec autant de rapidité qu'un enfant chinois ferait un lecteur DVD.

Une fois fini, il se lance dans un petit somme bien mérité. C'est pas comme si tout ses frères et soeurs étaient partis à la guerre contre le Chaos. J'ai envie de dire que parfois, un bon café, c'est pas de trop, mais passons. Evidemment, Brand se téléporte à ses côtés et lui chourave le joyaux. A son réveil, Corwin est toujours au centre de la marelle. Il peut de téléporter n'importe où, comme par exemple juste derrière Brand, pour le cogner. Mais non, il préfère aller dans un endroit éloigné de la bataille. Des fois qu'il passe pour un héros en prenant une flèche perdue en arrivant, ce serait trop bête...

La généalogie pour bien vous spoiler le tout !

A son arrivé, donc, le maître d'arme de Dara, duc Borel, arrive sur lui, et se fout à poil pour lui montrer sa grosse épée. Corwin n'est pas très intéressé par la proposition de combat en tête à tête et passe son chemin. Il trouve Brand qui menace d'égorger une des soeurs (je vous ai dit que les soeurs avaient un rôle un peu mineur dans la saga ?). Dans le ciel, un gros son et lumière représentant Obéron apparaît. Tout le monde est très impressionné par cette projection 3D digne du futuroscope, et notre gentil héros profite pour prendre le contrôle du joyaux et brûler à mort son petit frère qui lacère Deirdre, mais qui est tué à coups de flèches par un chevalier en vert, Caine, qui en fait était vivant. Ca valait le coup que papa arrive : ça a calmé tout le monde !

La bataille est finie, une procession funéraire arrive avec Obéron. Très joli. Après ça, il revoit Dara, et Merlin son fils. Dara lui fait un peu la gueule, mais Merlin, plus locace, lui raconte l'histoire de son enfance au chaos. Sur ces entrefaits, la licorne débarque et désigne Brandon comme roi d'Ambre. Les autres frères et soeurs se prosternent, et Corwin lui apprend à maîtriser le joyau. C'est la fin du roman.

Je tiens ici à préciser un petit échange concernant la marelle que Corwin a dessinée. On lui dit qu'en fait, il a fait une grosse boulette, il ne peut pas y avoir tout un tas de marelles comme ça. Déjà qu'avec une et ses trois reflets, c'est la merde, alors si on se met à en ajouter à chaque fois qu'une mouche pète, ça va pas le faire. On précise que c'est un coup à ce qu'il y ait une nouvelle série de 5 romans, et ça, ça fait beaucoup de mauvaises nouvelles.

Qu'est-ce que j'en ai pensé, puisque c'est le dernier tome du premier cycle ?

Les mêmes qualités, et les mêmes défauts que les autres. Des personnages trop nombreux et pas assez détaillés qui nous embrouillent dans une intrigue familiale trop bordélique (chaotique ?). J'ai l'impression étrange de me répéter, non ?

Pour l'action, rien à dire. Pour les décors, surtout le chaos, rien à dire. Pour les pouvoirs magiques et tout le reste, rien à dire. La marelle, les atouts, le joyaux, tout ces petits trucs là, c'est super.

Et, dernière chose à préciser, l'apparition de Merlin, descendant d'Ambre par Corwin, et du Chaos par Dara, c'est un très bon point de départ, qui me donnerait très envie d'en reprendre pour 5 romans ferme. Mais pas tout de suite, je vais quand même lire d'autres romans autre-temps.