J'ai fait une boulette. Je le reconnais. J'ai décidé de montrer à des amies à moi un film que je reconnais pour sa qualité et le reste. Ce fut un échec. Certes, il y avait Martin Freeman en tant que personnage principal, et mes connaissances sont des fans absolues du Hobbit, mais ça n'a pas suffit... Alors, pour tourner la page, et pour comprendre mon erreur, il faut que je me penche sur le livre, puisqu'il s'agit en réalité de l'adaptation d'un livre.

C'est parti pour le guide du voyageur galactique de Douglas Adams !

H2G2 the HitchHicker's Guide to the Galaxy

Arthur Dent est un type assez banal qui s'habille d'un peignoir, qui n'est pas foncièrement fait pour l'aventure. Oui, un peu comme le Hobbit : ils ont même tous les deux le même visage, c'est ouf ! Un beau matin, il se réveille et remarque à sa fenêtre des tractopelle qui s'apprètent à raser sa maison. Légèrement fumace, il va voir le chef de chantier, qui lui explique que l'annonce avait été faite 1 an auparavant, et qu'elle était affichée à la mairie du coin. Du coup, il s'énerve, surtout quand il voit que Gandalf a tagué sa porte d'entrée. Trop c'est trop.

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A ce moment, l'ami d'Arthur, Ford Prefect l'invite à boire une bière. De bon matin, Arthur ne dit pas non. Il faut dire qu'il est britannique. Pendant qu'ils se bourrent la gueule, Ford apprend à Arthur qu'une rocade spatiale va être construite, et que la Terre va être détruite. Ford le sait car il est un extraterrestre chargé de compléter le "guide du voyageur galactique", l'encyclopédie la plus vendue de l'univers, dans laquelle notre planète est définie comme étant "globalement innoffensive". Mais ça, c'était avant l'arrivée de Justin Bieber.

Après s'être enfilé une girafe et quelque pintes, ils rentrent chez Arthur, mais la maison est déjà détruite. De gros vaisseaux menaçants apparaissent dans le ciel. Il semble que l'annonce de la construction ait été annoncée quelque siècles auparavant, et que l'affiche de l'arrêté ait été accrochée au niveau de la constellation de Bételgeuse. Avant que la destruction ne commence, Ford sort un pouce de son sac et le brandit vers le vaisseau le plus proche. Les voilà téléportés dans le vaisseau Vogon, en qualité d'autostoppeurs. Le soucis, c'est que les Vogons sont d'un très paperassiers, procéduriers et chiants, et de deux, blablacar n'a jamais réussi à s'implanter sur leur système planétaire en raison de leur aversion pour l'autostop.

Ils se retrouvent dans la soute pendant que la Terre explose. Très vite repérés, ils sont conduits sur le pont de commandement. Le général Vogon leur donne alors le choix entre les jeter des l'espace et leur lire de la poésie avant de les jeter dans l'espace. Va pour la poésie, même si elle est relativement d'un point de vue rythmique, parfaitement désagréable à écouter, et finalement, proche du rap de maître Gims à la différence prêt que les Vogons ne mettent pas de lunettes de soleil. Elle a aussi la propriété de causer des crise d'épilepsie à la chaine. Va donc pour la poésie.

A la fin de la récitation, Arthur joue le tout pour le tout en essuyant le sang qui coule de ses oreilles, et en laissant croire que c'était magnifique. Ford, qui comprend son petit jeu renchérit. Malheureusement, l'étude stylistique qu'ils font ne correspond pas au Vogon qui les jette dans l'espace séance tenante. Conduits pas un garde, ils tentent de l'amadouer de la même manière qu'ils ont tenté de le faire avec le commandant, en disant que ce n'est pas un gars si mauvais que ça. C'est un échec. Les voilà propulsés.

Si son ramage se rapporte à son plumage...Alors qu'ils commencent à mourrir, et que le narrateur calcule les probabilités qu'ils ont pour s'en sortir, un vaisseau à réacteur à probabilité apparaît. C'est le nouveau vaisseau du président Zaphod Beeblebrox. Un gars qui n'a de président que le titre, un peu comme François, qui passe son temps à faire ce qu'il lui plait, à savoir googeliser son nom. Il a monté les portes du vaisseau qui gémissent quand elles s'ouvrent, et a à son service un robot dépressif aussi surqualifié que sous employé, Marvin.

 

Il se trouve que Ford est le demi-cousin de Zaphod, du coup, leurs retrouvailles sont chaleureuses. Il se trouve aussi que Zaphod était en route pour la planète Magrathéa, spécialisée dans la construction de planètes de luxe pour riches héritiers. Tandis qu'il palabrent joyeusement sur l'opportunité d'y aller (la planète ne montre plus grand signe d'activité depuis quelque millions d'années, deux missiles sont lancés sur eux. Dans la panique générale, Arthur appuie sur le bouton de génération à improbabilité, ce qui transforme les fusées en cachalots. Assurés de la preuve que la planète est habitée, ils décident de s'y poser.

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Zaphod et Ford décident d'entrer dans un tunnel souterrain, et disent à Arthur de rester à la surface. Ce dernier rechigne un peu, mais ne fait pas plus d'histoires. Assis devant l'entrée, à tenter de redonner goût à la vie à Marvin qui est plus déprimé que jamais, il rencontre un vieil homme. C'est un des employés de l'entreprise Magrathéa, et il profite pour faire visiter les entrepots au héros. Il lui explique plein de choses.

Il lui raconte l'histoire de l'ordinateur le plus perfectionné de l'Univers, Pensées Profondes, qui a été construit pour avoir la réponse à la vie, l'univers et le reste. L'ordinateur, qui est sous microsoft vista leur demande de revenir dans 7 millions d'années. Une fois le temps écoulé, il leur dit que la réponse est 42, mais maintenant, il reste à trouver la question. Pour cela, il faut un ordinateur de nouvelle génération, qu'on appellerait la Terre. C'est ainsi que notre planète a été conçue, avec l'aide de l'espèce la plus intelligente qui soit : les souris blanches, capables de manipuler les scientifiques les plus expérimentés en menant des expérience sur eux.

Le hic, c'est que la Terre a été détruite par les Vogons peu avant sa livraison, ce qui est bien dommage. Heureusement, une planète de rechange est en cours de fabrication. Les constructeurs ont bien raison : il faut toujours une planète de sauvegarde au cas où...

Suite à quoi, Arthur retrouve ses amis, Zphod, Ford et la clique sur la Terre de rechange. Ils sont entourés de souris blanches qui parlent. Mais, encore une fois, ils sont obligés de fuir, la police de l'espace est à la poursuite de Zaphod. Après une tentative désespérée de trouver la question qui amène à la Grande réponse 42, et qui est vouée à l'échec, il décident de fuir, retournent au vaisseau et se disent qu'ils refaient bien d'aller manger un morceau au resto.

Et... c'est la fin. voilà voilà. Je vous laisse le temps pour une deuxième relecture, si vous n'avez pas tout suivi de ce que je racontais.

Alors, il est de coutume, quand un roman est adapté au cinéma, de jouer au jeu des sept différences, et de s'énerver très fort dès que le nombre de différences atteint le nombre de 7, justement. Alors, pour ceux qui ont seulement vu le film, le roman a une trame vraiment proche. Cela dit, ce qui est scandaleux, c'est que certains éléments ont été ajoutés (ils doivent être présents dans les suites) : un fusil d'un genre absolument nouveau qui inverse les personnalités, et il y a aussi le final qui est mené par les Vogons. Toutes ces différences sont un pure scandale, et je m'offusque.

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Pour en revenir au roman : il est court, et ne s'arrête pas une minute, ce qui est une bonne chose. L'humour est surtout un humour de situation, ainsi que quelque formules bien trouvées, cela dit, si je me suis bien amusé, si j'ai souris parfois, je n'ai pas éclaté de rire (ou du moins, je ne me suis pas retenu, au risque de luxer la cage thoracique), comme ce fut le cas avec Mortimer de Pratchett. H2G2 est un bon divertissement qui détourne les codes de la SF (technologies incroyables, races extraterrestre au caractère tranché, et volontier soupe au lait, et révélation sur l'origine de la Terre), ce qui est franchement bien foutu. Je m'en vais de ce pas continuer avec le deuxième roman, alors à bientôt !