Continuons sur la lancée menée par Douglas Adams avec le deuxième tome, et les mêmes personnages que pour le précédent : un robot dépressif, un humain en peignoir, un président égotique en cavale et un astrostoppeur. Oui, je parle du robot en premier, parce que c'est le personnage qui m'a le plus marqué.

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A la fin du livre précédent, la Terre est détruite, et la joyeuse (sauf Marvin le robot, évidemment) équipe est dans l'espace. C'est à ce moment là que les Vogons les attaquent, les Vogons qui ont absolument besoin de tuer TOUS les humains pour construire une rocade. Un exemple à suivre pour tout un chacun, quand les écolos empêchent de construire une route à cause d'un escargot rare. Tuons tous les escargots (et mangeons les écolos aussi, paraît que leur viande est saine).

Y at-il un esprit dans ce roman ?

Alors qu'ils pointent leurs canons vers le vaisseau, Zaphod décide de faire du spiritisme pour débloquer le vaisseau. Il faut dire que depuis qu'Arthur a commandé une tasse de thé véritable à l'ordinateur central, ce dernier connaît quelque ralentissements. Zaphod espère que ses ancêtres peuvent les aider. Au lieu de ça, les spectres familiaux l'insultent, et disent qu'ils sont bien contents d'être morts pour ne plus avoir à revoir sa tronche de cake. Ceci dit, le lien de famille reste fort, et ils sortent le vaisseau de sa triste situation.

Hors de danger, Arthur et Ford réalisent que Zaphod et Marvin ne sont plus là. Ils ont été téléportés sur la planète où est édité le guide du voyageur galactique. Guide dont la phrase de promotion est : Le guide est exact, c'est la réalité qui est erronée. Qu'on se le dise ! Zaphod entre dans la maison d'édition, et demande à voir Zarniwoop. Après quelque menues résistances, le réceptionniste insectoïde appelle la personne susmentionnée. Pour la rejoidre, il faut emprunter un ascenseur existentiel qui préfère les descentes aux montées. Bien moins fatigant. Et encore, heureusement que ce n'est pas un ascenseur qui fait sabbat.

Arrivé au 15e étage, l'ascenseur les laisse là, et retourne prendre son pied dans les sous-sols. A ce moment précis, la tour des éditions du Guide décolle. Au passage, Marvin est au prises avec une machine bardée d'armes redoutables qui netrouve  rien de mieux que d'en faire une démonstration, et détruit une belle part du plancher. Pas de chance.

La tour de bureau se rend sur Frogstar, planète déserte (rendue inhabitable à cause de sa surproduction de chaussures) où a été installé le Vortex à Perspective Totale, un dispositif ingénieux dans lequel on place des criminels pour qu'ils se rendent compte de m'immensité de l'univers, deviennent humbles, et arrêtent de tuer des chatons. Un esprit (en procédure de divorce avec son corps) accueille Zaphod, et lui annonce que le prochain criminel à y passer, ce sera justement lui. Sauf que la machine ne marche pas très bien : Zaphod est tellement conscient de sa supériorité par rapport à l'univers que la machine ne fait que confirmer ce qu'il pense de lui-même : que le reste du monde n'est qu'un épiphénomène de son existence.

Fuuud-restaurant-by-Futur2-SabadellLa punition étant un échec, donc. Zaphod se barre,fait une petite rando sur la planète, et arrive à un vaisseau en escale là depuis 900 ans. L'équipage attend la livraison de serviettes citronnées. Là, Zaphod rencontre Zarniwoop, un ancien ami à lui avec qui il a chourré le vaisseau à générateur à improbabilités. Zarniwoop lui explique que s'il a réussi à survivre au Vortex de Perspective Totale, c'est parce qu'il est bien le centre de l'Univers. La seconde bonne nouvelle, c'est que le président de la galaxie l'a toujours, dans sa poche (encore une improbabilité probable). Il le sort, et le vaisseau s'aggrandit jusqu'à trouver sa taille normale.

Comme l'aventure creuse toujours un peu, ils s'en vont tous, maintenant qu'ils se sont retrouvés, chercher un resto sympa. Ils décident d'aller dans le dernier resto avant la fin du monde : un établissement situé très loin dans le futur, juste avant la fin de l'univers, pour que tout le monde puisse apprécier le spectacle comme il se doit. Mieux qu'un eu d'artifice du 14 juillet, ou qu'un concert de Justin Bieber, en somme. Justement, en parlant de groupes de rock bruyants, Zaphod, Arthur Dent, Fort y croisent le disaster area, groupe qui joue tellement fort que les musiciens sont obligés de se placer sur une autre planète pour ne pas être incommodés par le son trop puissant.

A quoi sert une fin du monde si personne ne peut en profiter ?

L'auteur profite de ce voyage temporelle pour nous expliquer que ce qui est vraiment compliquer à gérer quand on traite du voyage temporelle, ce n'est pas le paradoxe du grande-père, mais plutôt la conjugaison : comment conjuguer une action qui va à la fois se passer dans notre futur qui devient passé dès qu'on voyage vers l'avenir ? Une mise au point nécessaire.

Ils sont alors contactés par Marvin qui a survécu jusqu'à la fin du monde. Toujours aussi déprimé, il dit qu'il a attendu pendant des millions d'années qu'on vienne le chercher, et qu'à la fin, comme ça devenait long (576 milliards d'années, quand même ! ), il a commencé à déprimer sec. Le repas fini, ils vont dans le parking et tombent sur un vaisseau de luxe tout noir (appartenance du groupe de rock susmentionné), prévu pour se lancer dans un soleil et donner un beau final à l'un des concerts du groupe. Zaphod le chourre. Mais ils ne pigent pas les commandes, qui sont elles aussi noires. Ils sont projetés dans l'étoile la plus proche. Ils arrivent néanmoins à se téléporter, mais pas dans la même direction.

Zaphod retrouve son cher vaisseau et se pose sur une planète où réside le maître de l'univers. Un type qui n'en a vraiment franchement rien à foutre de l'univers. Un type assez sceptique pour croire que ce qu'il y a hors de chez lui n'existe pas, puisqu'il ne le voit pas. Le genre de type qui ne croit même pas que Dieu est un énorme plat de spaghettis. Il est maître de l'univers, mais il s'en tape.

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Ils débarquent sur une petite planète bleue et verte peuplée de tribus d'hommes singes qui n'y comprennent pas grand chose, et qui hésitent à créer la roue ou le feu, vu qu'ils n'ont pas fait d'études de marché, donc ils ne savent pas trop si ce sera vraiment unilisé, toutes ces inventions. Dépités, Ford et Arthur comprennent qu'ils sont en fait sur Terre dans le passé, alors ils dépriment. Ils savent que 2 millions d'années plus tard, la planète sera détruite, alors à quoi bon ?

Dans un élan d'espoir, Arthur tente de leur apprendre à jouer au scrabble, mais leur connaissance limitée de vocabulaire limité est un frein. Enervé, l'un des australopithèques balance les lettres qui écrivent quarante deux au sol. Après amples réflexions, Arthur découvre que la question qui a donné la réponse 42 est elle aussi cachée dans le scrabble : "Quel est le produit de six par neuf". Ce qui leur fait une belle jambe, vu qu'ils sont toujours coincés sur la planète...

Douglas Adams, l'auteur illuminé de H2G2

Notre roman se termine là, et on peut enfin reprendre un peu son souffle. Toujours aussi taré, même peut-être plus, vu que le premier livre de la série a pu être adapté au ciné, et pas le second. Preuve que son scénar' est bien trop échevelé. Petit parfum de nouveauté aussi pour moi, vu que j'avais vu le film du premier, mais pas du deuxième, et pour cause. Je crois que vous m'avez compris. Tous les thèmes de la SF sont passés à la moulinette, broyés par le fameux non-sense anglais, et ça fait du bien. Un vrai plaisir. Je regrette peut-être qu'il n'y ait pas eu plus d'articles du guide du voyageur galactique, qui sont eux aussi bien tarés, mais permettent de respirer un peu entre deux péripéties foldingues. En effet, tout va très vite, à tel point que faire le résumé complet du bouquin relève de la gageure.

Sur ce, j'ai peur de devoir vous laisser là avec cette saga. Ayant emprunté l'intégrale de la trilogie en cinq volumes à la bibliothèque, je me vois obligé de le rendre. Ma bibliothécaire a commencé à me faire des menaces très flippantes (elle veut mettre sur ma carte tous les Marc Lévy et les Guillaume Musso si je ne rends pas séance tenante le pavé). J'espère pouvoir un jour le reprendre, mais rien n'est moins sûr. Quoi qu'il en soit, il restera dans une partie de ma tête.

Pour la suite, des vacances s'imposent. Il faut que j'arrête de lire des livres sérieux, ça me fera du bien. Au programme, quelque livres d'astrophysique pour se détendre ! Je ne sais pas encore si je vais vous les résumer, on verra !