tsamèreRideau. C'est au tour de Tsamère. Retour à l'hôtel, Arnaud révèle, légèrement honteux qu'il s'est inscrit sur un site de paris à la con en ligne, et que son paris consistait à s'épiler les cheveux, mais malheureusement, il ne remporte que très peu de succès. Comment faire le poids face à celui qui de film les testicules coincées dans la roue d'un pédalo ?

 

Le premier tableau s'ouvre sur un employé de bureau des plus basiques. Il a une liasse de papiers à imprimer pour sa prochaine réunion, mais, rien ne va plus : plus de papier dans la photocopieuse!

« C'EST UNE MISSION POUR CAPITAINE AMERICA!!!! »

 

Un tour sur lui-même suffit à faire apparaître la cape du super-héros, qui va affronter le satanique super-Xérox . Le délire est parti, la chaise à roulettes lui confère le super-pouvoir de voler, tandis que le plan de super-Xérox se met en place. Le vilain capture le héros et le torture, mais heureusement, capitaine América s'en sort, il revient sur son super-hélicoptère télécommandé. Au passage, l'hélicoptère rencontre une belles flopée de héros tels que Super-Sescheveux, atteint de calvitie prononcée.

 

Ce sketch, je l'avais déjà vu, chez Ruquier mais je suis tellement friand du délire que je n'ai pu résister à pleurer de rire. C'est bon de voir quelqu'un vriller à se point, retomber ainsi en enfance, le fantasme caché et honteux de bien des adultes.

 

Puis, Arnaud Tsamère présente son projet de pièce de théâtre. Un vaudeville de 2h30. Il désigne dans le public une fille supposée représenter la partie des spectateurs les moins intelligents, puis commence. Il a établi une liste infinie de personnages, aux liens de famille des plus improbables, puis s'attache à jouer, à lui seul, l'ensemble de la scène de dénouement, pour demander aux spectateurs leur avis.

 

Embourbés que nous sommes dans sa description, nous ne savons comment réagir, ce qui a le don d'agacer l'humoriste, qui a le sentiment de ne pas avoir été écouté. Il prend un spectateur au hasard, et le plante au piquet, au pied de la scène. Le reste de la salle est prévenue.

 

La scène de dénouement, dans laquelle il joue l'ensemble des personnage est bordélique, surexcité, mais drolatique, ce qui est l'essentiel.

 

Non sans se départir de son esprit absurde, il enchaîne sur un sujet bien plus terre-à-terre, basé sur la sécurité routière. Le malheureux semble multiplier les malchances avec la police. Peut-être d'ailleurs, est-ce de son fait, car sommer une voiture de police de s'arrêter parce qu'elle a grillé un feu rouge, rares sont ceux qui oseraient...

 

Nous l'aurons compris, même face à la police, Arnaud ose tout, pour le plus grand plaisir du public.